“To be or not to be, Jeux Dangereux” de Ernst Lubitsch 2


Synopsis :

A Varsovie, en 1939. Au théâtre, une troupe répète la pièce Gestapo avec les deux vedettes Joseph et Maria Tura. Bien que très amoureuse de son mari, Maria se laisse courtiser par le charmant lieutenant d’aviation Sobinski qui la rejoint tous les soirs lors de la représentation de Hamlet, pendant que Joseph attaque le grand monologue “To be or not to be.” La guerre éclate ; Sobinski est envoyé à Londres d’où il essaye de faire parvenir un message à Maria par l’entremise du professeur Siletzky, qui s’avère être un espion nazi sur le point de transmettre des documents capitaux à la Gestapo. Cet incident va précipiter la troupe d’acteurs, les Tura en tête, dans une suite de périlleuses aventures. (tiré du site dvdClassik.com)

Analyse :

Jeux dangereux est une comédie sur un sujet grave tournée alors qu’Hitler mettait l’Europe à feu et à sang et que l’issue de la guerre était encore incertaine. Le but du film était, d’une certaine façon, de ridiculiser le Führer et les nazis, et Lubitsch emploie à cet effet une dérision étonnante pour l’époque, multipliant les scènes à double sens. Lubitsch lui-même a expliqué dans le New York Times du 29 mars 1942 que « ses » nazis n’étaient plus les tortionnaires sadiques que l’on montre communément, mais qu’ils avaient franchi ce cap : « Pour eux, les coups et la torture relèvent depuis longtemps de la routine. Ils en parlent comme des commerçants parlent de la vente d’un sac à main. Leur humour porte sur les camps de concentration et les souffrances de leurs victimes ».

Cette analyse est proche du concept de « banalité du mal » forgé par Hannah Arendt en 1963 dans Eichmann à Jérusalem : les nazis sont des êtres « normaux », à la différence près que leur travail consiste à répandre la mort. Tura, déguisé en Siletsky, le traître pro-nazi, interroge « Concentration-Camp-Ehrhardt » sur le « grand » acteur Tura et se voit répondre : « Ce qu’il faisait à Shakespeare, nous le faisons à la Pologne. » La comédie de Lubitsch joue sur une opposition que l’on trouve déjà dans Le Dictateur de Charlie Chaplin sorti deux ans plus tôt : l’univers uniformément mécanique et militarisé du monde « esclave » contraste avec la diversité et la normalité, parfois un peu médiocre, du monde « libre ». (tiré de Wikipedia)

Lien du site de Allo Ciné

Lien du site Imdb

Analyse du film tirée du site “DvdClassik.com”

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